Chien ou chat et mort aux rats : réagir sans attendre

Une ingestion possible de mort aux rats est une urgence vétérinaire, même si votre chien ou votre chat n’a aucun symptôme. Appelez immédiatement votre vétérinaire ou un service de garde. Les signes peuvent être retardés ; attendre de voir si l’animal « va bien » peut faire perdre un temps utile.
Les gestes à faire tout de suite
Éloignez l’animal de l’appât et empêchez les autres animaux d’y accéder. Appelez le vétérinaire avant de chercher un traitement sur internet. Préparez l’emballage ou une photographie de l’étiquette, avec le nom de la substance active et sa concentration si vous pouvez les lire.
Indiquez l’espèce, le poids approximatif, l’heure possible de l’exposition et la quantité éventuellement manquante. Si vous ne connaissez pas la quantité, dites-le : ne retardez pas l’appel pour la calculer.
Ce qu’il ne faut pas tenter à la maison
Ne faites pas vomir l’animal sans consigne professionnelle. Ne donnez pas de lait, d’huile, de sel, de médicament ni de charbon de votre initiative. Il n’existe pas de remède maison valable pour tous les raticides. Le choix du traitement dépend de la substance et de l’état du patient.
Si l’animal est faible ou présente des troubles, manipulez-le doucement et suivez les instructions du vétérinaire pour son transport. Ne mettez pas vos doigts dans sa gueule pendant une convulsion.
Pourquoi les symptômes ne sont-ils pas toujours immédiats ?
Les anticoagulants perturbent la coagulation et peuvent entraîner des signes retardés. L’alpha-chloralose agit différemment, avec des troubles neurologiques possibles. Le CAPAE-Ouest explique cette différence. L’aspect ou la couleur d’un appât ne permet pas d’identifier son mode d’action.
Une absence de saignement ne suffit donc pas à exclure une intoxication. Un examen et, selon la situation, des analyses peuvent être nécessaires ; seul le vétérinaire décide de la conduite à tenir.
Quels signes doivent alerter ?
Après une exposition possible, une faiblesse, des muqueuses pâles, des saignements, une difficulté respiratoire, des troubles de l’équilibre ou des tremblements imposent une prise en charge urgente. Ces signes ne sont pas spécifiques à un seul poison et leur absence n’est pas rassurante à elle seule.
N’utilisez pas une liste de symptômes pour décider si l’appel est nécessaire : l’exposition suspectée suffit à justifier une demande d’avis.
Un chat qui chasse est-il protégé ?
Non. Il peut accéder à un appât ou être exposé dans son environnement. Signalez au vétérinaire la présence de produits chez vous ou à proximité et ce que vous avez observé. Ne concluez pas à une absence de risque parce que votre chat n’a pas été vu en train de manger le poison.
Si une personne a aussi été exposée
Appelez un centre antipoison sans attendre les symptômes. Ne faites pas boire et ne provoquez pas de vomissement. En cas d’urgence vitale, de perte de conscience ou de détresse respiratoire, composez le 15 ou le 112. Les centres vétérinaires et humains n’ont pas le même rôle.
Après la prise en charge
Respectez la durée du traitement et les contrôles prescrits, même si l’animal semble avoir récupéré. Sécurisez ou retirez les sources d’exposition selon les consignes et informez les personnes du foyer. Une seconde ingestion peut survenir si le produit reste accessible.
*Mis à jour le 8 octobre 2026