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Répulsifs

Chauves-souris et ultrasons : pourquoi éviter les répulsifs

3 min de lectureÉcrit par Aprac.fr
Comprendre et utiliser les ultrasons pour éloigner les chauves-souris

Des chauves-souris occupent vos combles et vous cherchez à les éloigner avec des ultrasons ? Ce n’est pas une solution à mettre en œuvre soi-même. En France, ces animaux et leurs gîtes bénéficient d’une protection. Le bon réflexe consiste à faire évaluer la situation, pas à acheter un appareil destiné à les déranger.

Des animaux protégés, même dans une maison

La SFEPM et son réseau SOS Chauves-souris rappellent qu’il est interdit de tuer ces animaux ou de les perturber intentionnellement. La protection concerne aussi leurs sites de reproduction et d’hibernation. Être propriétaire du bâtiment ne permet donc pas de chasser une colonie ni de condamner son accès sans accompagnement.

Les bruits ou les salissures peuvent constituer une gêne réelle. Décrivez-les précisément au correspondant régional : pièce concernée, période, nombre d’animaux observés et éventuels travaux prévus. Cette prise de contact permet de discuter des aménagements compatibles avec leur présence et du cadre à respecter.

Répulsif et détecteur : deux appareils différents

Un répulsif émet un signal pour tenter de gêner un animal. Un détecteur de chauves-souris reçoit leurs émissions et les rend accessibles à l’écoute ou à l’analyse. Il sert à l’observation ; ce n’est pas un dispositif pour vider un grenier.

Le fait que les chauves-souris utilisent l’écholocation ne démontre pas qu’un produit commercial les fera partir efficacement, ni qu’une émission continue serait sans conséquence. Les allégations « naturel », « sans poison » ou « inaudible pour l’humain » ne lèvent pas cette difficulté. Nous ne recommandons pas de modèle répulsif pour cet usage.

Une chauve-souris est entrée dans une pièce

Gardez votre calme et éloignez les animaux domestiques. Si l’animal vole normalement, laissez une ouverture directe vers l’extérieur, réduisez l’éclairage et quittez la pièce sans le poursuivre. Ne le saisissez pas à mains nues.

Si la chauve-souris est au sol, blessée ou incapable de repartir, contactez le réseau SOS Chauves-souris ou un centre de soins avant d’intervenir. Pour toute morsure ou exposition pouvant nécessiter une évaluation médicale, prenez rapidement conseil auprès d’un professionnel de santé. L’objectif est de protéger à la fois la personne et l’animal.

Préparer des travaux sans compromettre le gîte

Avant une rénovation de toiture ou d’isolation, signalez la présence connue ou suspectée de chauves-souris à l’entreprise et au réseau de spécialistes. Des observations datées et des photos prises à distance peuvent faciliter le premier échange ; il n’est pas nécessaire d’ouvrir le gîte pour obtenir ces informations.

Ne bouchez pas les accès et n’installez pas de clapet de sortie de votre propre initiative. N’utilisez pas de fumigène, de colle ou de substance odorante pour provoquer un départ. Le calendrier et les aménagements doivent être examinés avec une structure compétente, notamment pour éviter d’enfermer des jeunes ou des animaux en hibernation.

*Mis à jour le 9 octobre 2026

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Camille, autrice sur Aprac.fr

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